Voyage, je t’aime.

14 février 2010 Commentaires fermés sur Voyage, je t’aime.

Après avoir longé toutes les côtes du monde et foulé toutes les plages main dans la main je me demande.

Des abruptes falaises d’Écosse, aux plages blanches de Saint-Malo en passant par celles meurtrières de Khao Lak ou celles glacées de Vladivostok, quelle énergie pousse donc les vagues à effacer nos traces ?

Est-ce la même qui chasse notre amour des pelouses où l’on s’embrasse ?

Du Parc Monceau à Central Park, de l’Englischer Garten au Frognerparken, les brins d’herbe sous le vent battent la même mesure que les branches qui nous abritent du soleil pénétrant.

Un rythme oscillant qui me ramène aux chocs des sections de rail sous les roues de la rame d’un Oslo-Bergen, d’un Cambridge-Hunstanton ou d’un New York-East Hampton.

Un train d’ondes qui se jette en déferlantes dans l’océan, au large du Hordaland, de Norfolk et de Long Island.

Serait-ce le carillon de la Frauenkirche d’où nous surplombions Munich qui retentit dans cette cadence métronomique ?

Est-ce nous cognant le lit dans un va et vient final avant de nous dire adieux à Orly-terminal 2 ?

Ou bien est-ce le métro qui déverse avec tempo ses passagers dans ce couloir bondé de Châtelet où nous nous sommes enlacés ?

Entends-tu toi aussi ces battements ?

Des feux de signalisation qui clignotent à Manhattan, aux feux d’artifice qui scintillent dans la Berlinale.

Surprenantes et incessantes.

Toutes ces vibrations résonnent en nous, et nous renvoient cette énergie qui fait sonner nos cœurs à l’unisson et nous animent dans un élan d’évasion.

Ainsi les vagues, le vent, les villes de nos voyages ne seraient rien sans notre amour battant la chamade.

Et ça ne s’arrêtera pas, non mon cœur n’arrêtera pas de battre pour toi.

Tu peux compter sur moi, tu peux compter ses pulsations, elles te retiendront tant que nous voyagerons.

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